Après une expérience de vente bien ratée quand même – ils voulaient un vendeur requin et moi je suis plutôt du genre “je répond à vos besoins mais je ne harcèle pas le client s’il vient juste pour regarder”-, suivi d’un boulot en tant qu’animateur/démostrateur de lecteurs MP3 plutôt marrant – vive les segways!- , voici un autre chapitre dans la catégorie “jobs de merde”.
La journée commençait bien pourtant, plein d’entrain, de bonne volonté malgré le réveil à 5h30, en pensant au petit bonus d’argent pour un job finalement pas très compliqué. Je veux dire, distribuer des tracts, à la base, c’est facile non?
Mission: Distribuer des tracts publicitaires de certaines écoles supérieures (privés, ndMiko) aux lycéens de l’école Schmuck (publique, sinon c’est pas drôle) pour préparer leurs avenir après le Bac…simple donc.
Ben non. Enfin si, c’est techniquement très simple. Moralement, pas vraiment. Je m’explique.
Si toutes les personnes prenaient ce qu’on a à donner avec un sourire – non, je sais je demande trop, un regard, au moins! – les trois petites heures de boulot, même dans le froid, passeraient toutes seules.
Mais voilà, le truc c’est que le distributeur est finalement une petite plaie dans la rue, qu’on fuit comme la peste. Du proviseur qui nous souhaite hors de son lycée, jusqu’aux élèves qui font semblant de pas nous voir, c’était un pure partie de plaisir
.
Heureusement, ça se fait à deux, donc on se sent un peu moins seul. Et puis, ils sont pas tous méchants, ces mômes. Ceci dit, il faut quand même un bonne dose d’introspection, de détachement et un certain cynisme pour éviter de foutre des claques à droite et à gauche s’impatienter. “Ça forge le caractère”, me dirait une voix patriarcale. Tu m’étonnes, je sortirais de cette expérience avec une désinvolture de 007 et un sang froid de Terminator.
Je ne regarderais plus jamais les distributeurs Direct Soir de la même façon!
Alors, cher lecteur (si tu es là), la prochaine fois que tu verras un distributeur, prend ce machin que tu pourras de toute façon jeter 5 mètres plus loin (dans la poubelle, soyons propres) et fait lui un petit sourire, ça n’a pas de prix.
Et pour finir quand même avec une touche d’humour, une petite vidéo sur un travail très mal compris.
Et un site rigolo, et une photo.

21 janvier 2008 at 20:27
Les distributeurs comme tu dis… tout un débat…
Moi je les traites avec respect, les pauvres… Un regard ET un sourire, ET un non merci joyeux et plein de bonne humeur.
Mais je ne prends que rarement leur papier. Pas bien… Je m’explique: pour certains ils sont payés au nombre distribués, et du coup, pas prendre, c’est leur casser leur salaire. Mais en même temps, je suis complètement égoiste, et je me fous pas mal de leur salaire, par contre, de la pub en vrac que je ne regarde même pas avant de la jeter, c’est tuer un pauvre pitit narbre tout mignon qui me fais respirer, alors je dis non aux tracts (et aux cheveux cassants aussi, mais c’est une autre histoire…)
En tout cas, je suis de tout coeur avec toi… Bon courage, la fin est proche!
23 janvier 2008 at 14:11
@minimo: Merci pour le courage, encore une petite semaine et puis c’est tout. En tout cas bravo pour le sourire et le regard…tu veux pas prendre un tract à moi à 7H30 du matin devant un lycée??? Non?….a bon?